09 octobre 2009
Eté
10 mai 2009
Klaus
Klaus n'aura mis que quelques heures pour marquer les Landes de son empreinte violente. Quelques heures pour mettre à terre des pins vieux de 20 ans. Quelques heures pour changer la face d'un paysage si fragile. Face à la force des vents, un sol de sable ne peut guère résister longtemps.
Telle une guillotine, Klaus a décapité les pins, cassés net en plein tronc. Des arbres sans cimes, sans feuilles, des cadavres debouts, figés pour longtemps.
Bloqué à Toulouse ce n'est que plus tard que j'ai pu constater l'ampleur des dégâts. Évidemment ça aurait pu être pire.
Un arbre au sol ça fout le cafard non ?
30 décembre 2008
Le blues
Pour une fois c'est la musique qui a pris le pas sur la photo.
J'avais envie de vous faire partager l'excellent blues de Seasick Steve avec Cut my Wings.
J'ai donc cherché une photo qui dégoulinerait de blues, qui ferait "amérique" avec des étendues désertiques.
Mon Amérique à moi, mes grandes étendues désertiques... bin c'est les Landes !
:-)
04 décembre 2008
No Man's Land
Un week end ensoleillé de Février 2008, en famille a Chichot (un paradis sur Terre !!!) avec la miss Aurélie pour compagnon de voyage. La lumière était parfaite, la plage déserte, la mer magnifique. Aurélie avait sorti son vieux boitier Nikon, moi mon fidèl Himatic.
A tout le bazar, le bruit et le monde de la plage en été, je crois que je préfère définitivement la calme, la beauté et la sincérité de la plage en hiver, celle ou la nature reprend sa place. L'hypocrisie des tracteurs nettoyeurs laisse la place à tout ce que l'homme peut jeter comme immondices. On ne s'embête pas à nettoyer la plage en hiver pour faire plaisir au habitants du coin. Seuls les touristes ont droit à tant d'égard. Ce serait trop dommage qu'ils se rendent compte à quel point la mer est dégueulasse...
Dès que la saison se termine, que les maisons en location se vident, que les baraques à frites se ferment, le sable aidé du vent reprend ses droits. Rien ne lui résiste, tout disparait sous son manteau ocre. C'est tellement plus joli que de la neige, et tellement moins monotone aussi. Comme si ce village fantôme allait disparaître, que ses habitants étaient partis pour une raison inconnue, il faut se souvenir et photographier pour ne pas oublier.
Et pourtant, chaque printemps, tout ce petit monde revient en ne se doutant pas une seconde de toutes les beautés qu'ils ont pu louper durant l'hiver. Et c'est reparti pour un tour, nettoyage, rangement, coup de peinture. Il faut que ça brille !
Heureusement quand même qu'il n'y pas aussi des touristes en hiver....
C'est bien aussi la Terre quand y'a pas grand monde non ?
Série a voir dans l'album No Man's Land, ou en allant ici : http://roidesrelous.neuf.fr/nomansland/
En écoutant de préfèrence un bon vieux Damien Rice !
Désolé à ceux qui auraient déjà vu certains clichés, en ce moment je ressorts mes vieux cartons et je réorganise tout ça.


































